Pour avancer, comment tirer un trait sur son passé sentimental ?

tirer un trait sur le passé
La nouvelle année est le moment privilégié pour les bonnes résolutions en tous genres. Les jours qui rallongent, les moments à venir célébrés en famille et entre amis, les vœux de toutes sortes : tout cela est très propice à une saine énergie pour aller de l’avant !
Et en matière de rencontre amoureuse, c’est de tout cela dont il faut profiter pour réellement tourner le dos au passé afin de se consacrer à sa prochaine belle histoire.

Mais comment y parvenir ?

Voici quelques conseils……

1. Faire taire le passé

Tout le monde connaît ou a connu cela : l’histoire passée qu’on n’arrive pas à dépasser. C’est parfois la dernière en date, parfois une plus ancienne que l’on ne peut s’empêcher de regretter.
Dans tous les cas, les souvenirs agissent de façon plus insidieuse qu’on ne veut bien le croire, en nous accrochant à l’impossible, et en se glissant entre nous et celui ou celle avec qui l’on espère bâtir une nouvelle relation…
Parfois avant même d’avoir fait sa connaissance ! Il est indispensable de tirer un trait sur ces regrets, dont l’influence néfaste est souvent plus forte qu’on ne l’imagine.
C’est heureusement possible, et cela sans se renier pour autant !

2. Oublier son ex

Quand il s’agit d’oublier son ex, le plus important est de faire le point sur les deux catégories de souvenirs qui peuvent nous empoisonner la vie : les bons souvenirs d’une part, et la relation sentimentale en tant que telle d’autre part.
En effet, ce dernier aspect peut nous manquer tout à fait indépendamment de l’histoire elle-même, avec ses particularités, ses hauts et ses bas.
Commencez donc par faire la part des choses et admettre que ce qui vous manque c’est d’abord le bonheur d’une relation en tant que relation. Que ce qui vous fait d’abord souffrir, c’est l’absence de complicité et d’échange avec une personne.
Puis tâchez,  de vous « dé-focaliser » de la personne, comprendre que, quel que soit votre passé, il est normal d’avoir envie d’une relation, et que celle-ci ne peut se trouver qu’en étant tourné(e) vers l’avenir… Et surtout le présent.
« Le seul charme du passé, c’est qu’il est le passé » Oscar Wilde 
Mais la mémoire humaine est sélective et a tendance à retenir les bons souvenirs avant toute autre chose. Cela, bien entendu, peut rendre l’opération délicate.
Là aussi, sachez faire la part des choses. Les bons souvenirs sont là, ils vous appartiennent à vous, en propre, et personne ne pourra vous les enlever : c’est très bien comme cela.
Sachez que tout le monde n’a pas forcément vécu d’histoire forte dans sa vie. Si c’est votre cas, il s’agit bien plus d’une chance que d’une malédiction. C’est aussi ce qui vous permet de mieux vous connaître et de savoir ce que vous cherchez, ou non, chez l’autre.

3. Ne pas ressasser

Le premier grand piège que tend le passé consiste donc à vous enfermer dans un souvenir embelli, presque travesti, dans lequel vous faites abstraction sans le vouloir tout ce qui n’allait pas, tout ce qui faisait que cette histoire ne pouvait pas fonctionner.
Mais il existe une difficulté plus redoutable : le regret. Quand on se souvient, en matière amoureuse, des événements passés, nous faisons tous et toutes la même erreur.
À savoir, analyser la situation rétrospectivement, le plus souvent en se maudissant sur telle ou telle chose qu’on n’aurait pas dû faire, pas dû dire ou pas dû taire.
Mais croire que nous comprenons mieux ce qui nous a fait défaut alors, ce n’est qu’une illusion : dans ces moments-là nous sommes, précisément, « à froid ».
S’il paraît bien facile d’analyser une situation sentimentale de l’extérieur, toute autre chose est de la vivre !
Vous avez du recul et vos sentiments sont moins forts… Vous n’êtes plus dans le fil de l’histoire, avec ce qui s’est passé la veille ou l’avant-veille, dans votre couple ou votre vie personnelle ; vous n’avez plus les expressions, les moments, les façons d’être de l’autre qui, inconsciemment, jouent sur votre comportement, influence vos paroles comme vos pensées.
C’est pourquoi il est inutile de ressasser. Répétez-le vous : tout ce qui vous paraît soudain si sensé et qu’il aurait fallu faire, ou stupide et dont vous auriez dû vous abstenir, ne vous apparaît, justement, que parce que vous observez la situation d’un point de vue lointain et extérieur, lequel n’existe jamais dans le cours d’une histoire.
En sachant que votre analyse postérieure de la situation est en fait illusoire et fausse, peu à peu vous cesserez d’éprouver le besoin d’examiner sans cesse et sans cesse ce qui s’est produit, pour savourer votre vie au présent, condition sine qua non pour construire un avenir heureux à deux.

4. Construire l’avenir

Bien sûr, il ne s’agit pas, vous l’avez compris, de nier froidement le passé, de faire comme si rien n’avait existé.
Simplement de le prendre et le comprendre comme ce qu’il est, un bloc, une fondation pour l’avenir.
Si la vie peut parfois apparaître comme un combat face à l’adversité pour trouver le bonheur, ce schéma ne doit cependant pas s’appliquer à notre vie amoureuse.
Une histoire, ce sont deux dynamiques personnelles qui jouent chacune de leur côté, et ensemble, en même temps.
Cela entremêle tant d’enjeux passés, présents et futurs, tant de questions, tant d’envies, tant de découvertes sur soi comme sur la vie, que l’on a tort de se croire, ou de croire l’autre, comme entièrement responsable de la durée de vie de son couple, quelle que soit la façon dont il s’est terminé.
N’oubliez jamais cela : l’amour ne se vit que dans la dynamique, il évolue, bouge, avance, revient ; il est toujours en mouvement. Dès lors, ce que vous avez vécu a participé à votre construction et à votre propre évolution. Si personne ne peut vous l’enlever, personne non plus ne peut véritablement le comprendre.
 

5. Votre histoire vous appartient : c’est une fondation.

Si vous devez absolument l’examiner de plus près, alors que ce soit pour en guetter les fêlures, ce qui vous blesse encore. N’essayez pas de les réparer : nos cicatrices font partie de nous, et tout le monde en a (même si certains les dissimulent mieux que d’autres, ce qui n’est ni bien ni mal, simplement question de tempérament !).
Sachez qu’elles sont là, sachez ce qui peut en provoquer d’autres, ou ce qui risquerait de les agrandir, pour mieux éviter les prochaines douleurs et, d’une manière générale, mieux vous connaître.
C’est cela qui vous rendra désirable aux yeux d’autrui : votre confort vis-à-vis de vous-même, et le fait que vous soyez conscient(e) de n’être pas plus « parfait(e) » qu’un(e) autre.
Et c’est cela qui vous donnera la force de profiter de la vie, d’en retrouver la merveilleuse et délectable simplicité, puisque vous saurez que vous n’avez rien à redouter : vous avez connu des difficultés, et à toutes vous avez survécu !

6. S’ouvrir vers l’autre

Bien se connaître, savoir quelle place réserver à son passé, pour ne pas le porter comme un encombrant boulet, c’est ainsi que l’on peut commencer une nouvelle histoire.
Aimer, c’est tourner le regard vers l’autre. Mais un vrai regard. Pas espérer que le bonheur vous arrive du seul fait de la présence de l’autre, pas compter sur une nouvelle histoire pour se remettre de la précédente : mais être réconcilié(e) avec soi-même pour construire à deux une relation.
Plus vous aurez confiance en vous, plus vous pourrez tendre l’oreille et ouvrir les yeux sur ce qui vous entoure, et remarquer l’incroyable diversité des hommes et des femmes qui nous entourent.
Ne croyez pas qu’un schéma de personne, ou de relation, se reproduira : sur ces questions intimes, chacune et chacun et fort différent(e) et, là aussi, évolue au fil de ses aventures.
Ne croyez pas que tel ou tel type de caractère est fondamentalement pour vous… ou pas pour vous.
Ne projetez pas sur une nouvelle histoire vos répétitions du passé. Quand vous commencez à anticiper, à appréhender, bref, à penser à la place de l’autre, à imaginer ses paroles ou ses réactions plutôt qu’à les vivre, n’ayez qu’une certitude : vous faites fausse route.
Assurément quand on croit savoir à l’avance ce qu’une personne va dire ou penser, on se trompe toujours.
Sans même le vouloir ni le savoir, ce regard neuf porté sur le monde et les humains qui le peuplent tout autour de vous, au travail, parmi vos amis, dans les visites culturelles, les associations, les événements sportifs et les fêtes, sera votre meilleur allié pour bâtir à nouveau une vie à deux.
Ils et elles n’attendent qu’une chose, à dire vrai : que quelqu’un en paix avec son passé, ouvert(e) sur l’autre, curieux(se) de la vie, qui a appris à se connaître, à se faire confiance et donc à leur faire confiance, croise leur route et leur sourit le plus simplement et le plus franchement du monde. À vous d’agir !

Conclusion :

Utilisez le passé pour construire l’avenir et profiter du présent !
Ce que vous avez vécu autrefois vous appartient désormais, à condition de le considérer comme une force, un atout pour mieux vous connaître et mieux construire l’avenir, et non comme une perte, un manque, que vous pourriez récupérer d’une façon ou d’une autre.
Ce qui vous attend n’est pas connaissable, n’essayez donc pas de l’anticiper, de l’imaginer outre mesure… du passé ne conservez qu’une seule chose, la force de construire l’avenir !

 

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